Courses:

GC32 Racing Tour

Le GC32 est un catamaran « volant » qui fait monter l'adrénaline et l'un des monotypes les plus rapides au monde. En 2015 déjà, Alinghi avait eu le plaisir de rejoindre le récent circuit du GC32 Racing Tour, sur lequel l'équipe a fait son retour en 2019, et le remporte.

LA COURSE

En 2014, un nouveau circuit monotype voit le jour : le GC32 Racing Tour réunissant des équipes internationales professionnelles et de propriétaires barreurs.
Une moyenne de cinq épreuves sont disputées en Europe chaque saison.
Quand les conditions météorologiques le permettent, les courses ont lieu près des côtes afin d'offrir aux spectateurs une vue imprenable sur ces machines volantes.    
Pour son passage au catamaran à foil, Alinghi rejoint ce circuit en 2015 et termine 2e derrière Oman Air.
Après trois saisons sur le circuit des Extreme Sailing Series (de 2016 à 2018), Alinghi s'engage à nouveau sur le GC32 Racing Tour en 2019 et le remporte devant une certaine équipe d'Oman...

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LE BATEAU

Le GC32 est un bateau où même les voiles sont régies par la règle de la monotypie (formes identiques et nombre de voiles limité pour courir la saison). Grâce à ses foils, le GC32 peut s'élever et naviguer au-dessus de l'eau dans de nombreuses situations. Il n'y a aucun système hydraulique à bord : les équipes ajustent les foils et les voiles manuellement, une façon supplémentaire de montrer que les navigateurs jouent un rôle prépondérant pour tirer le meilleur de leurs machines.

  • Longueur (totale) : 12,00 m
  • Longueur (coque) : 10,00 m
  • Largeur : 6,00 m
  • Poids : 975 kg
  • Tirant d'eau des foils en J : 2,10 m
  • Tirant d'eau des safrans en T : 1,60 m
  • Hauteur de mât (au-dessus du pont) : 16,50 m
  • Longueur de bout-dehors : 6,60 m
  • Grand-voile : 55,00 m²
  • Petit foc : 19,00 m²
  • Grand foc : 24,00 m²
  • Gennaker : 88,00 m²

GC32 Racing Tour Actualités

Alinghi signe le triplé en 2019

9 novembre, 2019

Après un titre de champion du monde de GC32 fin juin à Lagos et un 8e D35 Trophy en 16 saisons fin septembre sur le Léman, Alinghi finit sa saison sportive en beauté en remportant dans le golfe d'Oman la saison 2019 du GC32 Racing Tour. Du 6 au 9 novembre, la ville de Muscat, située dans la péninsule d'Arabie, accueillait la 5e et dernière épreuve du GC32 Racing Tour 2019. Les six équipes encore en lice ont régaté dans des conditions variées, petit temps au début, puis vent et vagues sont venus diversifier le jeu. A l'aube de cette ultime étape, les deux rivaux Oman Air et Alinghi avaient un seul et même objectif : terminer devant l'autre, quelle que soit leur place au sein de la flotte car aucun autre concurrent ne pouvait les rejoindre en tête du classement. Au terme des 17 manches validées en quatre jours (dont neuf gagnées par les rouge et noir), Alinghi l'emporte et ajoute un premier titre de "GC32 Racing Tour" à son palmarès, dans la foulée du championnat Extreme Sailing Series gagné en 2018, également sur GC32. Zoulou et Red Bull Sailing Team complètent le podium de cette 5e et ultime manche de la saison. Au classement général, Oman Air termine 2e, suivi par Red Bull. Zoulou termine 4e et 1er du classement propriétaire-barreur. Ernesto Bertarelli, skipper du D35 et du GC32 « Je félicite chaleureusement l'équipe pour le travail accompli tout au long de cette saison, et tout particulièrement dans les moments essentiels comme c'était le cas ces derniers jours. J'adresse également mes félicitations à Zoulou, l'équipe d'Erik Maris, qui signe une belle 2e place à Oman. Le GC32 Racing Tour est le circuit international des multicoques one-design à foils le plus exigeant, qui donne lieu à des régates disputées et intenses. Chaque micro détail compte pour parvenir à la victoire et c'est ce à quoi notre équipe s'attelle au quotidien. Nous remportons le championnat 2019 de GC32 Racing Tour, nous sommes les champions du monde en titre de la discipline et avons gagné notre 8e D35 Trophy en 16 saisons sur le lac. Nous réalisons le triplé cette année et remplissons nos objectifs, c'est fantastique.» Arnaud Psarofaghis, co-skipper du GC32 « A voir le score final, on pourrait croire que cette victoire était facile mais tout était encore en jeu ce matin. Même avec 10 points d'avance, on ne sait jamais ce qui pourrait arriver en régate, la preuve ce matin avec le contact entre Oman Air et Zoulou, ce dernier ayant du rentrer au port pour être sorti de l'eau rapidement tellement le bateau prenait l'eau. Il faut donc rester attentif et naviguer chaque instant comme si c'était serré. Pour moi, c'est l'équipe qui fait que nous gagnons tout au long de l'année. Chaque personne qui compose l'équipe est importante, à l'image de David qui a réussi à réparer notre bateau de nuit il y a deux jours.» Nils Frei, coach « Nous avons un superbe esprit d'équipe au sein de notre groupe et nous avons su rester concentrés dans les moments clés. L'équipe est solide techniquement et mentalement, c'est essentiel pour aller chercher des victoires et continuer de gagner.» Pierre-Yves Jorand, directeur de l'équipe « Quand les conditions sont difficiles et que la pression monte, les gars livrent leur plus beau jeu. Pendant le mondial fin juin ou ici à Oman, ils n'avaient pas le droit à l'erreur et ils ont superbement bien navigué. Bravo aux marins, à l'équipe technique et merci à tous ceux qui nous apportent leur soutien au quotidien, amis, familles, partenaires, l'équipe qui reste au bureau et, bien évidemment, un grand merci à Ernesto qui rend tout ceci possible. Je me réjouis déjà des challenges qui nous attendent en 2020 !» Tout en souhaitant un plateau encore plus nombreux sur le GC32 Racing Tour 2020 pour parfaire notre technique en foiling, l'équipe sera affairée ces prochains mois à préparer l'arrivée de son tout nouveau foiler, le TF35, avant le lancement de la classe au printemps 2020 sur le lac Léman. Cliquez ici pour tous les classements de la saison. Pour en savoir plus gc32racingtour.com #gc32racingtour #GoAlinghiGo Crédit photos © Sailing Energy/GC32 Racing Tour  &  © Lloyd Images

Alinghi s'impose sur le fil à Riva

15 septembre, 2019

Dès la 1ère course de cette 4e épreuve du GC32 Racing Tour à Riva del Garda (Italie), Alinghi affiche ses ambitions et se positionne en tête de la flotte. Puis on assiste à une bataille intense et serrée quatre jours durant. Oman Air parvient à revenir à égalité de points à la 17e manche. A l'issue de la 18e, les Omanais ont deux points d'avance sur les Suisses. Il n'en reste plus qu'une à courir et pour l'emporter, Alinghi doit terminer devant son adversaire et intercaler un bateau. Les Suisses naviguent finement, remportent la manche. Dans leur sillage, Red Bull Sailing Team coupe la ligne juste devant Oman Air. Mission accomplie ! (la vidéo de l'arrivée est sur Facebook ☺) Arnaud Psarofaghis, barreur « Lors des cinq manches aujourd'hui, c'était très serré avec Oman, mais on a mal navigué au début. On a fait des erreurs de tactique, de stratégie, on a essayé d'attaquer au mauvais moment. Ils ont été plus forts que nous sur quatre courses mais il en a suffit d'une pour qu'on gagne. Depuis jeudi, nous avons eu de supers conditions, typiques du lac de Garde mais aussi des courses où c'était moins classique. Cela a ouvert le jeu sur le plan tactique et donné des opportunités de perdre des places ou de revenir au contact des premiers. On n'a pas toujours passé les premières bouées en tête. Par contre on a su remonter la flotte et contrôler nos adversaires, sinon on n'aurait pas gagné l'événement. Oman nous a donné du fil à retordre. C'est d'ailleurs positif qu'ils soient dans le coup, au moins nos deux équipes progressent ensemble. Le reste de la flotte navigue bien, progresse mais est encore un petit cran en dessous en termes de régularité. Pour la victoire de la saison, on sait déjà que cela va se jouer entre Oman et nous car ni Red Bull ni Zoulou ne peuvent nous rattraper. Ce sera à celui qui bat l'autre dans les Emirats, peu importe le résultat au sein de la flotte. » Une préparation particulière pour ce jeu là ? « Il faudra être régulier et naviguer correctement pour être devant et limiter les erreurs. On naviguera en flotte et il faudra composer avec les autres. Et pour essayer de pousser quelqu'un à la faute, il faut bien naviguer. Ce sera un jeu intéressant. » João Cabeçadas, préparateur-gréeur « A mon niveau et en collaboration avec David, nous devons tout faire pour fournir un bateau fiable, capable de gagner des manches, et anticiper d'éventuels sinistres. Depuis juin, nous sommes satisfaits d'enchaîner les événements sans avarie sur nos deux circuits (João touche du bois en même temps qu'il parle...). Mais la saison n'est pas finie et d'ici au prochain événement à Oman, je vais passer le bateau au peigne fin et faire de la prévention afin de livrer un bon outil. Ensuite, c'est aux marins de jouer. Quand c'est serré comme aujourd'hui, le temps nous paraît long sur le bateau suiveur car une fois que le départ est donné, on ne peut plus rien faire à bord du GC32. Mais on observe de l'extérieur, on étudie aussi les autres car pour continuer de gagner, il faut chercher des axes d'amélioration et parfois s'inspirer de nos adversaires. Je trouve d'ailleurs qu'ils ont réussi à progresser dans des domaines où ils étaient moins bons que nous auparavant. A nous de travailler également sur nos points faibles. » Alinghi et Oman Air n'ayant qu'un point d'écart au classement général de la saison, et la dernière épreuve faisant foi en cas d'égalité, c'est à Oman, du 6 au 9 novembre que se jouera la victoire du GC32 Racing Tour 2019, promise à l'un des deux rivaux qui terminera devant l'autre. D'ici là, l'équipe vous donne rendez-vous dès ce vendredi 20 septembre du côté de la Société Nautique de Genève pour la dernière épreuve du D35 Trophy. Cliquez ici pour le classement de cette 4e étape, après 19 courses. Pour en savoir plus gc32racingtour.com #gc32racingtour #GoAlinghiGo Crédit photos © Sailing Energy/GC32 Racing Tour

Oman Air un cran au-dessus, Alinghi 2e

4 août, 2019

132 embarcations réparties sur quatre zones de course, 26 nationalités et quelques 1500 régatiers se sont retrouvés à de Palma de Majorque pour la traditionnelle Copa del Rey, la 38e du nom. La 3e étape du circuit GC32 Racing Tour fait figure d'exception dans le calendrier annuel et rejoint 10 autres classes de bateaux pour une semaine de régate à l'organisation bien huilée. A son habitude, la baie de Palma a délivré de très belles conditions de navigation et les 20 manches au programme des GC32 ont pu être courues. Et cette fois-ci, c'est Oman Air qui fait preuve de régularité et d'une belle maîtrise du catamaran monotype volant. La bataille entre les deux leaders aura fait rage jusqu'au bout et mathématiquement, les jeux n'étaient pas faits jusqu'à la dernière manche ! Mais Oman tient bon et remporte les deux dernières du jour...au total les Omanais signent dix victoires de manche, Alinghi sept. Et cinq petits points séparent les deux rivaux après quatre jours de course en flotte...et quelques phases de match racing (les fans de nos stories Instagram sauront identifier les moments ;-). Yves Detrey, bowman : « C'était une belle dernière journée de course contre Oman Air. Ils essayaient de nous faire perdre du terrain quand ils étaient devant, et nous faisions de même quand on était en tête. Quant au résultat final, on ne peut que s'en vouloir de n'avoir pas très bien navigué les deux premiers jours. Dans une petite flotte, si tu veux gagner, il faut bien naviguer du début jusqu'à la fin. Oman Air l'a fait. Ils l'emportent, c'est mérité. Je pense qu'on ne peut pas toujours gagner quand on fait de la compétition. Mais il faut savoir rester à l'affut pour la prochaine épreuve et continuer d'apprendre. A Riva en septembre, pas question d'attaquer Oman dès le début. Nous allons naviguer sur nos modes, appliquer nos manœuvres et dérouler notre jeu comme nous avons su le faire au mondial et tout ira bien. » Pierre-Yves Jorand, directeur de l'équipe : « Oman Air a délivré un jeu très complet en performance, manœuvre, stratégie et aussi sur les départs tout au long de ces 20 courses aux conditions variées. De notre côté, nous avons navigué un petit cran en-dessous de notre niveau. On ne se cherche aucune excuse, ceci dit, nous avons un début de saison très chargé avec en point d'orgue le championnat du monde qui était un gros objectif de la saison. Je dirais aussi qu'arriver à Palma avec une flotte un peu plus réduite (6 bateaux au lieu de 10), pourrait enlever un petit piment supplémentaire et il n'en faut pas plus pour que le jeu se resserre. Effectivement, on a commis quelques petites erreurs de placement sur le 1er jour, on a été moins incisifs qu'Oman sur des moments clés comme les départs et on a eu du mal à trouver de la stabilité lors du 2e jour sur un plan d'eau clapoteux. On sait ce qu'il faut faire pour s'imposer sur une prochaine étape. On a des solutions. A nous de les appliquer et de délivrer un meilleur jeu sur quatre jours d'affilée." Est-il possible de gagner chaque régate ? « A haut niveau et dans les sports mécaniques, cela me paraît difficile. La voile est un sport mécanique et un sport d'équipe. Il faut de la performance individuelle, que chacun des équipiers soit à son meilleur niveau, et que la mayonnaise prenne, que tout le monde soit dans la même dynamique. Je pense qu'Oman a beaucoup travaillé après Lagos (NDLR : ils terminent 5e du mondial, une véritable contre performance). Ils se sont inspirés de nos manœuvres, ont étudié notre jeu et sont arrivés ici un clic meilleurs. Comme dans tout sport de haut niveau, un petit plus peut suffire à passer l'épaule. Mais attention, je ne vois pas de révolution à apporter d'ici au lac de Garde. Il nous faudra simplement réussir à aligner notre meilleur jeu comme on a su le faire sur cinq étapes l'année passée et comme à Lagos il y a un mois. » Après trois épreuves et suite à leur victoire, Oman Air fait une bonne opération et affiche cinq points au compteur du classement général de la saison, comme Alinghi. Serait-ce annonciateur d'autres séquences de match racing entre ces deux équipes sur les deux dernières étapes de la saison ?! Red Bull suit avec 12 points. Dès aujourd'hui et une fois le GC32 rangé dans son conteneur, l'équipe rejoint la Suisse pour aider à la préparation du tout premier TF35 fraîchement arrivé à la Société Nautique de Genève. Les premières navigations test sont attendues pour mi août. Suivra du 30 août au 1er septembre la 5e épreuve du D35 Trophy organisée par le Yacht Club de Genève. Cliquez ici pour le classement de cette 3e étape, après 20 courses. Pour en savoir plus gc32racingtour.com #gc32racingtour #GoAlinghiGo Crédit photos © Sailing Energy/GC32 Racing Tour

2e place en ouverture de la saison GC32

26 mai, 2019

Comme annoncé, l'équipe entame une nouvelle saison de GC32 à Villasimius (sud Sardaigne) sur un circuit différent de l'an passé. Exit les Extreme Sailing Series, bienvenue sur le GC32 Racing Tour. De loin, c'est à s'y méprendre : même bateau, on reconnaît la plupart des têtes sur les pontons et il s'agit d'enchainer les courses en tournant autour de bouées. Mais dès que l'on creuse un peu, on remarque que les parcours sont plus grands, et durent donc plus longtemps, qu'il y a plus de bateaux engagés, que certains équipiers ont changé d'écurie, que la dernière manche ne compte plus double etc. etc. Et aussi qu'il n'a jamais autant plu en deux jours, même à Cardiff ☺ En somme, tous ces petits détails additionnés changent la donne et quand on connaît l'importance de chacun, on sait qu'il faudra quelques sessions de débriefings et d'autres en navigation pour gagner. Nicolas Charbonnier, tacticien : « Avec des parcours plus longs, on a plus le temps de jouer avec les oscillations du vent et les pressions. Il y a moins de manœuvres et il faut plus s'occuper de la vitesse du bateau. On pense tous qu'on aurait pu faire un peu mieux, en évitant quelques erreurs. Ils doivent se dire pareil sur les autres bateaux car on sait qu'il faut les limiter pour gagner. » Arnaud Psarofaghis, co-barreur : « Le classement est assez logique. On a vraiment navigué avec Oman et Ineos toute cette semaine. Nous savons comment gagner des étapes et avons les moyens de le faire en continuant à prendre de bons départs et en allant vite. » Pierre-Yves Jorand, directeur d'équipe : « Pour pallier l'absence de Tim, blessé, l'équipe a dû se réorganiser en interne. Quand on sait l'importance des spécificités de chaque position, et le peu d'entraînement effectué dans la nouvelle configuration, l'équipe s'est plutôt bien adaptée et ressortira enrichie d'avoir tourné sur plusieurs postes. Nous avons également dû faire face à quelques petits soucis techniques que nous prendrons le temps d'analyser afin qu'ils ne se reproduisent plus. Certains d'entre eux étant probablement liés au format de course plus long sur le GC32 Racing Tour. Oman a très bien navigué. Bravo à eux. Ils ont été réguliers et ont su trouver des solutions pour remonter sur les manches où ils étaient en difficulté. Un peu comme nous, mais un petit cran au-dessus. » Dès demain le GC32 prendra place dans son conteneur afin de rejoindre Lagos, au Portugal, pour le championnat du monde de la série du 27 au 30 juin, épreuve comptant également comme 2e étape du circuit annuel. D'ici là, l'équipe vous donne rendez-vous le samedi 8 juin sur le lac Léman pour la traditionnelle Genève-Rolle-Genève à bord du D35. Cliquez ici pour le classement de la GC32 Villasimius Cup après 16 courses. Pour en savoir plus gc32racingtour.com #GC32racingtour #GoAlinghiGo Crédit photos © Sailing Energy/GC32 Racing Tour